27.05.2006
La Grande Vadrouille.
"I'm gonna be out of cell-phone range for a couple of days."
Voilà. Dans neuf heures je m'en vais Dieu sait où. La France profonde, The Simple Life toussa. Si lundi vous me voyez pas en français, trois possibilités. Soit j'ai tellement adoré le Berry, j'y suis restée. Soit il y a eu un évènement météorologique terrible genre un ouragan et pis désolé mais vous me reverrez plus. Soit ça m'a juste saoulée de venir en français.
Quand même, ça serait dommage que j'en revienne pas. Surtout quand je pense à toutes ces choses que je devais faire ou dire et que je n'ai jamais faites, comme insulter publiquement quelqu'un ou lui balancer un verre d'eau (Ou mieux, un truc sucré qui colle à mort. J'allais dire un verre d'alcool, mais je me serais faite engueulée pour gaspillage). Ou alors sauter d'un avion à dix kilomètres d'altitude mais quand même avec un parachute. Ou alors décider d'un coup de prendre l'Eurostar sans prévenir personne et tant pis si le billet coûte trois fois plus cher. En plus, j'ai été votée la plus belle par un jury impartial et très sérieux hier soir. En plus j'ai trouvé quoi me mettre pour la soirée de désinté, probablement un truc qu'il y a que moi qui vois le rapport avec le thème mais en même temps je m'en tape paske j'ai décidé que ça serait ça et rien d'autre.
Aller hop à un de ces jours. Ou pas.
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21.05.2006
Back in the saddle again.
Tu vois à quoi ressemble la courbe du courant alternatif ? Il paraît que ça s'appelle une courbe sinusoïdale.
Oui ? Alors je vais utiliser une métaphore geekesque pour t'expliquer l'état de mon moral en ce moment. Mon moral ressemble à la courbe du courant alternatif triphasé. Un peu comme un ascenseur émotif si ça t'éclaire plus. Tu me diras, à l'ouest rien de nouveau. Certes, mais faut bien que je parle de quelque chose.
Il y a onze jours, j'ai décidé de partir. Vraiment. Loin. Longtemps. Si ça allait pas méchamment te spoiler, je me priverais pas pour faire des comparaisons sériesques, analyses profondes à la clé sur les raisons qui poussent un personnage, pardon, une personne, à partir, et aussi sur les risques qui peuvent s'en suivre. Heureusement pour moi, je n'ai pas d'ex rancunier qui en veut à ma vie.
La décision n'a pas du tout été difficile à prendre. Tellement pas difficile, c'est comme si y'avait même pas eu à la prendre. Un an aux Etats-Unis ? Yes. Period. Pour une fois, j'ai pas réfléchi, je me suis pas posé cinq cent quatre vingt-quatre questions, sur les ramifications et conséquences, sur les risques potentiels pour la couche d'ozone et le lama du Tadjikistan. D'ailleurs, à bon entendeur, ça fait un bien fou de pas trop réfléchir et de just go for it. C'est le moment, je suis débarassée de la prépa (non Mme L., je ne serai ni sous-A ni A tout court d'ailleurs, non Mme P., je ne cuberai pas), personne ne m'attend nulle part surtout. Eviter que la courbe du triphasé alternatif se transforme en asystolie. Au cas où t'aurais rien compris à l'histoire, là on est tout en haut de la courbe.
Après y'a une méchante dame qui m'a dit très gentiment au téléphone que nan ça allait pas être possible de partir dès le mois d'août, que c'était trop tard. J'aime pas quand on me dit non, en général je le prend pas très bien. Bref, je suis coincée en France normalement pas plus loin que le mois de décembre, *touche du bois*. Bas de la courbe. On the plus side, je vais quand même déménager à Paris en septembre et entrer à la Sorbonne pour le premier semestre, *re-touche du bois*.
Speaking of which, rien de tel qu'un petit field trip à Paname pour aller mieux. Tu peux même te la jouer thématique à fond et décider que tout ce que tu fais doit être Brit' ou Yankee. ça donne le cocktail John Lennon, Starbucks Frapuccino et Hamlet. Pour votre santé, attention à l'abus de sucre. Et si toi aussi, tu voudrais bien un globe sur ton gobelet, commande un Frapuccino vanille ou chocolat. L'expo John Lennon, c'était bieenn (note pour plus tard, trouver et lire le Pamplemousse de Yoko Ono), le Starbucks Caramel Macchiato glacé c'était bieeenn, Hamlet à l'Odéon, c'était bieeeenn. Par contre je sais pas ske c'était que ce pseudo scone à l'américaine, mais ça ressemblait autant à un scone Brit' qu'un muffin Brit' ressemble à un muffin Américain. A part ça, est-ce que le mieux dans l'histoire, c'était pas encore la ballade improvisée et déchaînée dans le quartier latin ? Je le répète, pour votre santé, attention à l'abus de sucre. On a quand même frôlé le coma saccharosique pour certaines. Haut de la courbe.
En sortant du train à minuit deux, je réussis tant bien que mal et sous une pluie torrentielle à trouver les clés de la voiture, à envoyer ballader un type assez naïf pour croire que j'allais le laisser entrer dans MA voiture, à déposer Claire et Yoyo, à trouver ma maison, à trouver mes clés de maison et mon lit.
Vendredi matin. Dude, what happened to my head ? Putain de pluie, ça fait trois jours que j'ai mal à la gorge et que j'ai la désagréable impression que ma tête va exploser. En plus, au train où vont les choses, Fifine en a été témoin, je pourrais bientôt plus parler. Bas de la courbe. ça fait deux ans que j'attends d'être malade au bon moment pour louper des cours, et bah j'étais à deux doigts de m'impatienter. Heureusement il n'est pas trop tard, et je compte bien profiter de ce signe du ciel en ma faveur. Il faut bien voir les choses du bon côté. Par contre si quelqu'un pouvait me fournir en café jusqu'à mercredi, ça ferait de lui mon nouveau meilleur ami.

"I need a new life, I need a change."
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09.05.2006
Untitled
"Outwardly, I was everything a well brought-up girl should be. Inside, I was screaming."
Le monde va mal et moi aussi. Just kiddin', c'est pas si grave que ça en fait. 'Fin le monde va mal quand même. C'est marrant parce que depuis quelques jours j'avais un post tout prêt dans ma tête. Le post en mode coup de gueule filé. ça allait être méchant. Tout le monde devait en prendre pour son grade, vraiment tout le monde, d'une façon ou d'une autre. ça allait être ingrat et irrationel. A big fat pétage de plomb, un truc du genre Apocalypse Now meets Tchernobyl. Mais oh non, attend, y'aurait un max de conséquences à un post de ce calibre-là, en plus je sais pertinemment l'impact (ouais, l'impact) que peut avoir un petit bout de texte balancé sur la blogosphère. Donc en fait ça sera ou pas. Control freak power. De la capacité à réfréner une envie grandissante de déchirer/couper/anéantir des trucs à la lame de rasoir, de balancer des meubles ou autres trucs du style. ça va de pair avec les conversations imaginaires, que dis-je, les monologues imaginaires où enfin je balance tout ce que j'ai à dire d'un seul coup, du style pluie tropicale. Court, violent, inattendu. C'est décidé, je me mets au taï-chi. Peut-être que j'aurais aussi besoin d'un punching-ball, pour éviter d'agresser les gens. Ok rambling on here. Tout ça pour dire que c'est pas encore demain que je vais perdre le contrôle, et que je vais avoir besoin d'une équipe complète de professionnels de haut niveau pour m'aider à arriver à l'ultime pétage de câble, salutaire.
Et putain de merde, pourquoi ça existe pas le c cédille majuscule ??
"At this moment, there are 6,470,818,671 people in the world. Six billion people in the world. Six billion souls. And sometimes, all you need is one."
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